Guide de plantation


Comment planter...


une haie ?


1. Creuser un trou un peu plus grand que l'espace occupé par les racines.
2. Si nécessaire ajouter un amendement (ou du compost) dans le trou et sur la terre déblayée. Mélangez l'amendement avec la terre.
3. Mettre en place le tuteur
4. Couper nettement les racines abîmées. Si possible, praliner les racines (voir ci-dessous)
5. Introduire le plant dans le trou de plantation
6. Etaler les racines
7. Combler le trou avec la terre éventuellement mélangée à un amendement (ou compost).
8. Maintenir le collet juste au-dessus du niveau du sol.
9. Tasser avec les pieds autour du plant.
10. Arroser copieusement au pied après la plantation, même s’il pleut, jusqu’à ce que la terre n’absorbe plus l’eau.
11. Pailler.

Les distances de plantation :

Haie basse (hauteur < 2 m) :
Obligation légale de planter à minimum 0,5 mètre de la limite de la propriété. Espacement de 50 cm entre les plants.
Haie fruitière, mellifère et traditionnelle (hauteur > 2 m) :
Obligation légale de planter à minimum 2 mètres de la limite de la propriété. Espacement de 70 cm entre les plants :



un arbre fruitier ?


1. Creuser un trou large (50 cm à 1 m pour un arbre déjà bien développé) et de 50 à 70 cm de profondeur. Mettre d’un côté la terre de surface et d’un autre la terre (souvent plus lourde) des profondeurs.
2. Mettre du compost mûr ou demi mûr au fond du trou. Mélangez avec un peu de terre.
3. Former un petit monticule au milieu du trou. Vous étalerez les racines de l’arbre sur ce monticule.
4. Mettre en place le tuteur
5. Couper nettement les racines abîmées. Si possible, praliner les racines (voir ci-dessous)
6. Introduire le plant dans le trou de plantation
7. Etaler les racines
8. Recouvrir d’abord avec la terre de profondeur (mise de côté lorsque l’on a creusé le trou) mélangée à un peu de compost.
9. Combler le trou avec la terre de surface également mélangée à du compost.
10. Maintenir le collet ou le point de greffe juste au-dessus du niveau du sol.
11. Tasser avec les pieds autour du plant.
12. Arroser copieusement au pied après la plantation, même s’il pleut, jusqu’à ce que la terre n’absorbe plus l’eau.
13. Pailler.

Distances de plantation :
Votre arbre doit être planté au minimum à 2 m de la limite de votre propriété.
Les pommiers, poiriers et cerisiers doivent être séparés d'au moins 10-12 m tandis que les pruniers doivent être plantés à minimum 6-7 mètres.

Tuteur :
Diamètre de 10 à 12 cm et longueur de 2,5 à 3m. A enfoncer sur une profondeur d’environ 70 à 80 cm. Placer le tuteur du côté des vents dominants.

En prairie :
Protection des racines : Attention aux attaques de campagnols qui peuvent venir attaquer les racines. Pour cela on peut placer un panier en treillis métallique dans le trou de plantation (maille hexagonale de 13 à 16 mm). Hauteur du treillis : 1m
Protection contre le bétail : En prairie pâturée il est obligatoire de prévoir une protection à chaque arbre. Corset métallique, triangle de tuteur avec fil barbelé…


un arbre ?


1. Creuser un trou large (50 cm à 1 m pour un arbre déjà bien développé) et de 50 à 70 cm de profondeur. Mettre d’un côté la terre de surface et d’un autre la terre (souvent plus lourde) des profondeurs.
2. Mettre du compost mûr ou demi mûr au fond du trou. Mélangez avec un peu de terre.
3. Former un petit monticule au milieu du trou. Vous étalerez les racines de l’arbre sur ce monticule.
4. Mettre en place le tuteur
5. Couper nettement les racines abîmées. Si possible, praliner les racines (voir ci-dessous)
6. Introduire le plant dans le trou de plantation
7. Etaler les racines
8. Recouvrir d’abord avec la terre de profondeur (mise de côté lorsque l’on a creusé le trou) mélangée à un peu de compost.
9. Combler le trou avec la terre de surface également mélangée à du compost.
10. Maintenir le collet ou le point de greffe juste au-dessus du niveau du sol.
11. Tasser avec les pieds autour du plant.
12. Arroser copieusement au pied après la plantation, même s’il pleut, jusqu’à ce que la terre n’absorbe plus l’eau.
13. Pailler.

Tuteur : Diamètre de 10 à 12 cm et longueur de 2,5 à 3 m. A enfoncer sur une profondeur d’environ 70 à 80 cm. Placer le tuteur du côté des vents dominants.

Distances de plantation :
L'arbre doit être planté à une distance minimale de 2 m par rapport à la limite de votre propriété.

Nom commun

Aulne glutineux
Bouleau verruqueux
Charme commun
Châtaignier
Chêne pédonculé
Erable sycomore
Hêtre commun
Noyer commun
Saule des vannier
Sorbier des oiseleurs
Tilleul à petites feuilles
Merisier

Nom latin

Alnus glutinosa
Betula pendula
Carpinus betulus
Castanea sativa
Quercus robur
Acer pseudoplatanus
Fagus sylvatica
Juglans regia
Salix viminalis
Sorbus aucuparia
Tilia cordata

Prunus avium

Distance

3 - 4 m
6 m
10 m
10 m
16 m
10 m
12 m
12 m
3 m
5 m
8 m

7 m


Taille en arbre têtard
Un arbre têtard est un arbre au tronc court surmonté d’une « tête » et d’une couronne de branches. Ce port est issu de l’exploitation régulière de ces dernières. Dans nos campagnes, le rôle principal des têtards était de produire régulièrement du bois de chauffage et/ou un fourrage d’appoint pour le bétail. Aujourd’hui cette exploitation a tendance à disparaître. L'entretien et le renouvellement de ces arbres peut alors être motivé par : leur intérêt écologique et leur rôle dans le maintien des berges, la conservation des paysages locaux...
Il faut choisir des espèces traditionnellement utilisées, capables de supporter de telles tailles. Ce sont surtout le frêne, les chênes et les saules. Mais on trouve également l’érable champêtre et le charme



Quelques astuces de plantation :

- La plantation se fait lorsque le sol n’est ni gelé ni gorgé d’eau
- Prévoir un trou de plantation plus large que l’ensemble des racines
- Inspecter l’état du plant (couper les branches ou les racines cassées)
- Placer le collet au niveau du sol
- Tasser fermement lors du rebouchage pour assurer un bon contact des racines avec la terre
- Un premier arrosage peut être utile
- S’il y a beaucoup de gibier, prévoir des protections autour des plants

Le pralinage ?
Permet de mettre les racines en contact avec la terre, en réalisant un trempage dans l’eau boueuse. La recette traditionnelle préconise 1/3 d’eau, 1/3 de terre argileuse et 1/3 de bouse de vache (mais également compost ou fumier séché). A vos pelles !

Et après ? Le paillage
Pendant les premières années, il est essentiel que les plantes aient suffisamment d’humidité dans le sol. Pour cela, il faut pailler le sol : étaler une couche (de 5 cm environ) de paille, broyat, herbe tondue séchée préalablement ou autres débris végétaux non résineux au pied des plants (l’herbe tondue doit être séchée préalablement). Ce paillage évitera aussi la repousse de « mauvaises herbes », néfastes aux jeunes pieds de haie.



Un calendrier des saisons


De novembre à mars : c’est la période pendant laquelle il faut planter les plants à racines nues. Ceux-ci reprendront d’autant plus facilement si les plantations sont effectuées en novembre (période la plus propice). Durant cette période, les plantes en pot peuvent aussi être plantés, mais elles sont plus chères. Il faut prêter attention à ne pas planter lorsque la météo annonce de fortes gelées.

Avril à septembre : c’est la période idéale pour réfléchir à votre projet, préparer votre terrain (sol, faux-semis, ...), obtenir les autorisations (si nécessaire), mais aussi pour introduire une demande de financement de votre projet ( Plus d'info pour le financement ). Vous pouvez cependant planter des plantes en pot, mais elles auront besoin d'une attention toute particulière en cas de sécheresse.


Septembre à novembre : Si le terrain n'est pas encore prêt, c'est le moment de le terminer. Les pépiniéristes peuvent commencer à prendre vos commandes. N'oubliez pas de penser au matériel de plantation et de protection si nécessaire. Vous pouvez également planter des plantes en pot.



Pourvu que ça dure !


Planter, c’est bien. Veiller à ce que les plantes vivent longtemps, c’est mieux ! Certaines précautions sont nécessaires pour assurer le succès de vos plantations :
- Mise en place des protections aériennes contre les dégâts de lapin, chevreuil, bétail... (cf. fiche technique),
- Mise en place des protections racinaire pour éviter les dégâts de rongeurs (cf. fiche technique),
- Pose d’un paillage organique (paille, broyat, herbe tondue séchée préalablement ou autres débris végétaux non résineux ) après la plantation pour éviter la concurrence entre les "mauvaises herbes" et les jeunes plants. Il est très important que d'autres plantes ne se développent pas. Le paillage
permet aussi de mieux conserver l'humidité du sol, nécessaire à la bonne reprise des plants.
- En cas de sécheresse l'année de plantation, il faut absolument arroser les plants : Il vaut mieux beaucoup d'eau 1 à 2 fois par semaine plutôt qu'un peu d'eau tous les jours.
- Une analyse de sol permet de savoir si le sol a besoin de recevoir de l'engrais et de quel type.
- Pour attacher les plantes au tuteur ou au fil de tuteurage, il faut utiliser des liens souples qui n'étranglent pas le le tronc.